Des états se tournent vers le tourisme durable pour la sauvegarde de leur patrimoine touristique.

Faire du tourisme est aujourd’hui un phénomène largement répandu dans nos sociétés contemporaines. La dynamique des transports et la pratique des lows-cost ont permis l’émergence d’un tourisme ouvert à de nombreuses catégories. Mais cet essor a-t-il des effets sur l’écologie ? Y a-t-il l’envers du décor dans le tourisme où la spéculation a mis de côté les questions environnementales ? La réponse est oui. En effet, les déplacements et les infrastructures des nombreux lieux exploités ont eu un impact sur l’écologie. Allons-nous donc avec le tourisme de masse polluer toujours plus ou bien y a-t-il des solutions ?

Tourisme et environnement : les transports en tant que facteur numéro un de pollution

Dans le tourisme, les transports sont la cause majeure d’empreinte écologique. Effectivement, on recense que la majorité des voyages s’effectuent en voiture, suivie de l’avion. Et ces deux modes de transport émettent d’importantes quantités de gaz à effet de serre. Seulement, si la voiture est plus employée, l’avion est plus responsable qu’elle dans la pollution touristique. Puis, côté données, on observe en France que le tourisme représente 11 % des émissions de CO₂ (source Ademe, 2021). Cette pollution de l’air aggrave le réchauffement climatique et altère la qualité de vie.

Les infrastructures des transports : un second facteur de pollution à travers le monde

Les pressions environnementales liées au transport ne s’arrêtent pas aux seuls vols d’engins et de circulation de véhicules. Effectivement, il y a aussi tout ce qu’il faut prévoir pour les accueillir et qui engendre des :

  • Constructions d’aéroports
  • Constructions de parkings
  • Constructions de routes
  • Constructions de voies ferrées.

Par conséquent, le résultat de tous ces aménagements a été nécessairement l’artificialisation des sols et la perturbation des écosystèmes. On assiste ainsi sur le plan écologique à :

  • L’urbanisation de zones sensibles
  • L’érosion des sols
  • La destruction d’habitats.

L’eau : une ressource au cœur des projets d’aménagements touristiques

L’eau est une des ressources naturelles les plus convoitées dans le secteur touristique. En effet, c’est par son biais que l’on va pouvoir alimenter les structures d’accueil :

  • Hôtels
  • Golfs
  • Campings.

Mais c’est aussi grâce à l’eau que certains aménagements spéciaux existent :

  • Piscines
  • Aires de jeux aquatiques.

Et l’eau qui devient de plus en plus rare est largement gaspillée pour le divertissement.

Le traitement des eaux usées : un véritable défi sanitaire

Ajouté à la forte demande en eau potable, le traitement des eaux usées est aussi par conséquent une problématique. Cela, car ces eaux deviennent très importantes lors des grands pics touristiques. Il s’agit alors aux autorités sanitaires de pouvoir solutionner cet afflux massif pour garantir la salubrité des communes concernées.

La collecte des déchets et leur traitement

Tout comme les eaux usées, les déchets laissés par les vacanciers sont aussi une problématique pour les communes. Cela en raison du fait que le tourisme génère d’importantes quantités de d’ordures. Et divers lieux naturels sont concernés par ce phénomène :

  • Plages
  • Montagnes
  • Forêts.

La collecte et le traitement des détritus deviennent alors un défi majeur, notamment en haute saison. C’est en effet à ce moment-là que les infrastructures sont saturées.

Le tourisme durable : un tourisme soucieux de l’environnement

Le tourisme durable limite les impacts négatifs du secteur touristique. Il apparaît comme une solution essentielle pour concilier voyages et préservation de la planète. Son objectif est de permettre aux générations actuelles de profiter des voyages sans compromettre l’avenir. Son principe est axé sur trois piliers :

  • Écologique
  • Économique
  • Social et culturel.

Par ailleurs, l’Organisation Mondiale du Tourisme a défini le tourisme durable comme étant :

« Un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ».

Les modes de Transport Durables

Le tourisme durable encourage les vacanciers à privilégier le train, le covoiturage et les transports en commun. En effet, cela permet de réduire les émissions de carbone. Par ailleurs, de nombreuses villes mettent en place des dispositifs pour inciter à l’utilisation du vélo sur les pistes cyclables.

En choisissant ces hébergements, les touristes contribuent directement à la protection de la planète.

L’Écolabel européen : une certification pour un hébergement écoresponsable

Créé en 1992, ce label garantit que les hébergements touristiques appliquent des mesures concrètes pour réduire leur impact écologique. Pour l’obtenir, il faut prouver que l’on a réduit sa consommation d’eau et de déchets. Également, il faut que la structure d’accueil soit dotée d’énergies renouvelables. Le but ici est de conserver les atouts de confort tout en étant dans une directive écologique. A terme pour les entreprises, cette plus-value est susceptible de séduire une catégorie de touristes sensible aux questions environnementales. L’Écolabel européen récompense donc les hébergements engagés dans une démarche de développement durable. Ces établissements adoptent des pratiques respectueuses de l’environnement :

  • Valorisation de l’environnement local
  • Utilisation d’énergies renouvelables
  • Réduction de la consommation d’eau
  • Tri et diminution des déchets.

Le Costa Rica : le champion du tourisme écologique dans le monde

Le Costa Rica est le modèle phare en matière de tourisme durable. Avec 30 % de son territoire classé en zones protégées, c’est une nation reconnue pour son engagement écologique. C’est ainsi que le gouvernement a adopté des politiques ambitieuses favorisant des pratiques responsables. On a par exemple :

  • Le recours à des énergies renouvelables
  • La préservation active des écosystèmes
  • Une action au niveau local.

Ainsi, plus d’un quart du Costa Rica est protégé, conservant ainsi les 6% de la biodiversité qu’il représente mondialement.