Travailler aux États-Unis, c’est le rêve américain pour beaucoup et aussi une utopie. Dans les deux cas, les conditions d’accès sont strictes et réglementées. Le visa touristique (B-1/B-2), bien qu’il permette de séjourner temporairement aux USA, ne donne pas le droit d’y exercer une activité professionnelle. Au coeur de cet article, nous vous motivons toutes les restrictions liées au visa touristique. Puis, nous vous détaillons les options possibles pour obtenir des documents de travail légaux.
L’interdiction formelle de travailler avec un visa touristique
Le visa touristique, catégorie B-1/B-2, est délivré pour des raisons précises dont nous vous précisions ici les fonctions :
- B-1 : Participation à des conférences, négociations commerciales, ou autres activités professionnelles sans rémunération.
- B-2 : Loisirs, tourisme ou visite de proches.
Sachez donc que les lois américaines interdisent d’exercer une activité rémunérée pour le détenteur d’un visa touristique. Cela inclut donc les cas suivants :
- Travailler pour une entreprise américaine.
- Offrir des services en tant qu’indépendant.
- Recevoir un salaire ou une compensation financière de toute sorte.
Sachez que les lois sont très strictes aux Etats-Unis et diffèrent en fonction des Etats dans lesquels vous pouvez être. Les sanctions ne sont pas prise à la légère. Elles peuvent donc vous mener à l’expulsion immédiate du territoire avec interdiction d’y remettre les pieds pendant plusieurs années voir définitivement. Et dans les cas les plus lourd de la prison ainsi que le paiement d’amendes. C comparé à la France, les lois de L’Oncle Sam sont plus rigoureuses et ne palliantes pas avec les étrangers.
D’ailleurs, cet article développé par l’équipe Cluster-Til, c’est aussi l’occasion d’éclaircir cette thématique avec peut-être encore plus de restriction avec la récente arrivée de Donald Trump au pouvoir et sa lutte contre l’immigration clandestine qui est aussi une excellente main d’oeuvre de travail dans le pays.
De ce côté-ci, il faut rappeler que les risques légaux pour les employeur faisant travailler des étrangers avec visa touristique ou des clandestins encourent aussi de lourdes sanctions.
Enfin, notre dernier petit conseil pour les télé-travailleurs consistent à être discret si vous faites du commerce sur le sol américain. Selon les cas, cela peut poser problème notamment si vous êtes dénoncés car on ne plaisante pas avec la fiscalité américaine.
Les alternatives légales pour travailler aux USA
Pour ceux qui souhaitent travailler aux États-Unis, plusieurs options légales existent. Obtenir un visa adapté aux besoins professionnels est donc indispensable. Les principaux visas de travail sont les suivants :
- Le Visa H-1B destiné aux travailleurs qualifiés dans des domaines tels que la technologie, l’ingénierie ou la médecine. Il n nécessite au préalable une offre d’emploi d’un employeur américain. Ce dernier doit aussi déposer une pétition auprès des services de l’immigration.
- Le Visa L-1 (Transfert intra-entreprise) qui permet à un employé d’une entreprise étrangère de travailler dans une filiale ou une succursale américaine. Celui-ci est spécialement utilisé pour les cadres.
- Le Visa O-1 conçu pour les individus reconnus dans les domaines des arts, des sciences, du sport ou de l’éducation.
- Le Visa H-2B pour les emplois temporaires ou saisonniers dans les domaines du tourisme, l’hôtellerie ou l’agriculture.
- Le Visa J-1 : pour les stagiaires ou participants à des programmes d’échange.
- Le Visa E-2 pour les investisseurs souhaitant développer une entreprise aux États-Unis.
- La célèbre Carte verte (Green Card) offrant une résidence permanente et permettant de travailler librement aux USA. Celle-ci s’obtient généralement par parrainage familial, emploi ou programme de loterie.
Dans tout les cas, l’obtention des visas fait l’objet d’une demande spécifique. En effet, elle est constitué d’un dossier solide incluant un contrat de travail, une lettre d’invitation et tout document prouvant les qualifications du titulaire. Le temps d’attente varie selon les demandes et peut parfois être long. De plus, certaine demande spécifique sont aussi soumises des quotas annuels. Enfin, l’obtention du visa est soumis à un entretien consulaire avec paiement de droit de chancellerie. Celui-ci peut d’ailleurs être refusé si les services en question ne sont pas convaincus de votre demande.
Les moyens utilisés par certains pour contourner les règles de visa
Malgré les restrictions, certaines personnes tentent de travailler avec un visa touristique en utilisant des stratégies risquées. Et malgré les lois répressives, beaucoup de personnes tombent dans la clandestinité et travaillent aux Etats -Unis dans des villes ou campagnes nécessitant de la main d’oeuvre. Certains y arrivent en gagnant beaucoup d’argent quant d’autres ont du mal à joindre les deux bouts.
En effet, le travail au noir reste très courant dans les secteurs de la restauration, le bâtiment, le ménage et l’agriculture.
Ces emplois, bien que parfois rémunérateurs, exposent à des risques considérables comme l’absence de protection sociale, des salaires souvent inférieurs au minimum légal et les risques d’expulsion en cas de dénonciation.
Une fois sur le territoire, il vous est impossible de troquer un visa touristique contre un visa de travail. Nous vous recommandons donc de bien identifier le visa concerné pour faire votre demande. Et pourquoi pas rémunérer un avocat spécialisé en immigration légale pour vous aider à constituer un dossier et vous appuyer sur place.




